Cinéphile m'était conté ...

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La ville la plus dangereuse du monde (Les valises)

Lire à un mois d'intervalle Les derniers jours du commandant d'Alberto Barrera Tyszka et Les valises de Juan Carlos Méndez Guédez incite forcément à comparer les deux ouvrages tant ils sont l'un et l'autre situés dans le même contexte d'un Venezuela chaviste qui apprend les premières informations sur la maladie de son dirigeant et pressent qu'une ère est en voie de s'achever. La comparaison entre les deux est largement en défaveur du livre de Guédez, assez divertissant mais aussi répétitif et pas toujours limpide dans sa construction. Le rythme en est assez laborieux car le roman s'il décrit un personnage principal plutôt attachant, le dénommé Donizetti, donne aussi la parole à son ami Manuel, fanatique de boxe, dont les confessions et sa version des faits semblent la plupart du temps bien longuettes. Passer du premier, à la troisième personne, au deuxième, qui reprend le flambeau du narrateur, est un exercice de style systématique qui finit par susciter une certaine lassitude. Les méandres narratifs et une vulgarité occasionnelle ne plaident pas non plus pour une adhésion franche et massive à ce roman noir qui donne toutefois une image réaliste de Caracas, devenue la ville la plus dangereuse du monde.

 

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L'auteur :

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Juan Carlos Méndez Guédez est né le 2 mars 1967 à Barraquimiento (Venezuela). Il a écrit une quinzaine de livres dont Mambo canaille et La ville de sable.



03/06/2018
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